Le site de Marie Bourassa

Auteure de la trilogie "Le maître des peines"

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297 Comments

Reply Marc
6:39 AM on November 15, 2017 
Bonjour Marie,

je suis tombé sur vos ouvrages "Le Maître des Peines" tomme 1 et 2 chez un libraire d'occasion et me suis senti comme qui dirait magnétisé par ces romans, j'en lis très peu au demeurant. Je suis rentré très facilement dans la lecture et trouve votre style très agréable ; je me régale donc...

Malgré tout, une remarque s'impose en ce qui me concerne : p.93 il est fait mention de pain de Gonesse. Ayant grandi dans la ville d'à côté j'ai par la force des choses été interpelé. Je savais que Gonesse avait eut grande réputation pour son eau. Petit, il nous arrivait parfois en famille de remplir quelques bouteilles à la fontaine du centre ville, et j'ai souvenir d'avoir visité, quelques années avant sa démolition une usine d'embouteillage d'eau de Gonesse (que depuis l'enfance j'avais toujours connu en ruine). des années durant une usine Schweppes y était également installée. Elle à du quitter la ville courant des années 2000 suite à des problèmes de qualités d'eau il me semble. La fontaine du centre ville à laquelle je me réfère est d'ailleurs de nos jours étiquetée non-potable et quasi totalement asséchée... J'ai maintenant 50 ans, ce sont donc de vieux souvenirs...

Par contre j?ignorai qu'il y ait eut un Pain, des Blés et des Farines dites de Gonesse. Je me suis donc tourné vers Google pour en apprendre plus. Hélas, il semble qu'il y ait une erreur de période manifeste dans votre ouvrage à ce sujet, j'ai consulté pas mal d'entrées et de vieux textes en pdf, mais l'appellation Pain de Gonesse n'arrive semble-t-il que tardivement (fin 1600, mais plus encore début 1700) et l'histoire des Halles d'où provenaient les blés dits de Gonesse de même ne commencent à être évoqués qu'au delà de 1500. J'ai eu bon essayer plusieurs mots clés, les témoignages les plus récents au sujet des blés et pains de Paris sont donc plutôt à considérer fin 1600 début 1700...

Malgré tout il est vrai que le territoire de Gonesse, qui est aujourd'hui pour beaucoup propriété de l'aéroport du Bourget (ou apparenté, du fait de la proximité des pistes de cet aéroport, à vocation privée et marchande presque exclusivement) était resté sur ce secteur relativement vierge. Jusqu'il y a une quinzaine d'année encore on y récoltait abondance de blés, mais et autres produits de maraichage. Une "région" restée très agricole et plutôt anachronique, rapport à l'évolution du contexte alentours... ces dernières années ce sont hélas les entrepôts et autres zones industrielles qui ont fini par prendre la place des champs jusqu'alors restés ensemencés...

Du coup, ayant cherché au passage plus d'infos sur vous même, et trouvé votre blog, j'en suis rapidement venu à regretter de ne pas y trouver une partie bibliographie, qui aurait pu donner quelques pistes de lectures pour les personnes comme moi qui sont plutôt friands de sources en générale... J'ose espérer que vous y viendrez, à mon sens elle apporterai un vrai plus en complément à vos ouvrages..

Pour le reste, Bravo pour la forme et le fond ! jusqu'ici c'est un roman qui sait captiver et qui nous conduit telle un fleuve vers un ailleurs encore à découvrir.. Merci de partager votre talent avec vos lecteurs ;)

Bien cordialement
Marc
Reply Gaël
9:51 AM on May 18, 2017 
Bonjour,
Je suis en train de lire votre second roman ''le mariage de la licorne'', je voulais simplement vous féliciter pour votre travail, je prend beaucoup de plaisir à vous lire...

Gaël
Reply Réjean Fortin
1:16 PM on January 14, 2017 
Bonjour Madame Bourassa, C'est avec délice que j'ai dévoré les 3 livres de la trilogie. Je suis un passionné d'histoire et j'ai beaucoup appris en vous lisant. Je vous remercie de m'avoir procuré autant de plaisir à lire. Il y a longtemps que je n'ai pas été aussi accroc à un roman. Je vous félicite et soyez assurée que je serai un fidèle lecteur de vos prochains volumes.
Reply Lacour Marie-Agnès
5:23 AM on April 13, 2016 
Bonjour Madame,
j'ai trouvé vos livres à la boutique du Château d'Angers lors d'une visite. Château médiéval celui du Bon Roi René époque qui suit elle qui a alimenté votre fresque historique J 'ai alternativement aimé Louis, puis détesté pour finir par l'aimer encore. 'est une description fouillée, précise rebutante parfois mais toujours magnétisante , enthousiasmante , lyrique
Je suis une passionnée de e Moyen Age que l'on a fait passer chez nous en France pour une période d'obscurantisme et de laideur avec en toile de fond pour les féministes la femme reléguée à la cinquième roue de la charrette
Vous m'avez régalée, envoûtée, transportée dans la magie de cette époque au contraire si riche , lumineuse , où l'être humain se comporte de la même façon qu'aujourd'hui. En fait rien n'a changé malgré les soi-disant progrès de notre époque au contraire elle-i me paraît plus laide que jamais et dégénérescente
Merci infiniment pour votre contribution à la vraie littérature et au roman historique .
Continuez à nous charmer et à nous faire rêver. J'attends avec impatience une autre série
Bien à vous
Marie-Agnès Lacour
Reply marie-bourassa
2:49 PM on January 31, 2016 
Chère Romane,

Bien que j'aie plus de deux fois ton âge, je dois faire un effort pour ne pas te répondre en te vouvoyant. Recevoir un tel éloge de la part d'un lecteur est déjà une récompense très significative en soi; mais qu'elle provienne, en plus, d'une "p'tite jeunesse" et que, de surcroît, ladite jeunesse fasse preuve d'une lucidité rêvée, de celles que je désirais le plus rejoindre, eh bien voilà... c'est l'idéal de la romancière qui se réalise.

De ranger ma trilogie auprès du chef-d'oeuvre du grand Follett, ce n'est ni plus ni moins qu'un couronnement!

Tes propos me font vibrer de l'envie de retourner moi aussi au Moyen Âge; car, tu t'en doutes bien, une partie de mon c?ur y est restée. Vie antérieure? Possible. J'ai plutôt l'impression d'avoir mené pendant dix ans une double vie, une en tant que souffle de vie (oui, on peut le dire au sens mystique du terme) au XIVe siècle et ma vie quotidienne, qui s'en trouvait grandie. Le temps n'existe pas, a dit Einstein. J'ai tout vécu en un éternel présent intense, riche, qui englobait la richesse du passé et l'immense présence de Louis avec sa famille. Et, depuis, je n'aspire qu'à retrouver cet état d'embrasement qu'a décrit Lionel.

Louis est un jour venu à moi et il m'a fallu un certain nombre d'années pour comprendre qu'il appartenait au Moyen Âge. Il était effrayant et tourmenté, et je l'ai aimé d'amour. Il ne pouvait en être autrement, sinon je n'aurais jamais été capable d'écrire ainsi.

En conséquence...

[SPOILER ALERT] Ne pas lire ce qui suit si vous n'avez pas lu la trilogie!

Tu aurais aimé le voir enfin vivre en paix? Moi aussi. Cette fin, je l'ai refusée avec véhémence jusqu'aux jours précédant la présentation de mon manuscrit à l'éditeur. J'ai composé toutes sortes d'autres fins que celle-là. Car je ne voulais pas qu'il meure. Je l'aimais, comme Sa mère, comme Jehanne, comme Lionel. Le bonheur de voir son histoire publiée et autant apprécié a été pour moi altéré par un véritable processus de deuil dont je n'ai commencé à me remettre qu'en 2012. Et, depuis, avec un autre projet en route, je n'ai de cesse que de revivre une passion semblable. Tu connais, comme moi, le temps des cathédrales. Elles nous transcendent en tant qu'humains, elles appellent les cieux à nous. Une fois que l'on a connu un tel embrasement, on est incapable de se contenter de la "petite vie".

Je ne voulais pas que Louis meure. Je n'irai même pas dire qu'il lui fallait mourir pour que je puisse passer à autre chose (d'aucuns m'ont reproché d'avoir fait mourir des personnages comme si je ne savais pas quoi en faire... ce qui est absolument faux. D'ailleurs, J.K. Rowling s'est fait servir là même critique). Non, à ce moment-là, je n'avais aucune envie de passer à autre chose. Ni à ce moment-là, ni pendant les trois années qui ont suivi. J'ai même subi des malaises physiques suite à ce deuil. Qui veut de cela?

Mais cette fin était essentielle. Il ne pouvait en être autrement. Elle est à elle seule la réponse à toute la violence du monde. Cette réponse, c'est l'amour.
Reply marie-bourassa
1:59 PM on January 31, 2016 
Bonjour Diane,

Le début de la trilogie a été assez téméraire de ma part, j'en conviens. Mon éditeur m'avait d'ailleurs prévenue qu'entreprendre un roman par une visite très narrative de Notre-Dame risquait de faire décrocher plus d'un lecteur. J'avais des raisons symboliques de faire ainsi, même si elles n'étaient pas évidentes de prime abord. Alors merci d'avoir tenu bon, et d'avoir pu découvrir, littéralement, le fond de l'histoire.
Reply Romane
3:19 PM on January 28, 2016 
Madame,

J'ai longtemps pensé que Les Piliers de la Terre de Ken Follet était mon roman préféré, depuis hier je sais que non. Désormais c'est le votre.
J'ai dévoré cette histoire avec autant d'avidité que si je regardais le dernier épisode d'une série à suspens. J'ai toujours été passionée par le Moyen-Age, je suis intimement convaincue d'y avoir vécu une de mes vies antérieures, comment en serait-il autrement,étant donné que mon coeur s?arrête à chaque fois que je passe devant une cathédrale ou que j'écoute un chant médiéval. Avec votre roman, j'étais en immersion totale dans cet univers que j'ai l'impression de connaître depuis toujours.
Chaque lieu, chaque personnage vibrait en moi comme si je venais de le croiser il y a à peine 2 secondes. Je me suis tellement attaché au personnage de Louis... J'avais lu dans les critiques que nous pouvions être amené à le détester parfois, mais jamais je n'ai ressenti aucune haine envers lui, bien au contraire. Peut-être est ce parce que je savais ce qui lui était arrivé et que j'avais envie de le plaindre. Oui il y avait de ça, mais pas seulement. Je crois que je comprends tout à fait Jehanne, qu'elle ait pu l'aimer au premier regard, il a quelque chose d?insaisissable, d'intriguant qui m'attire tout de suite la sympathie chez lui. Parfois, lorsqu'il répondait assez mal-aimablement au père Lionel, ou même à sa femme, je me disais "Oh mais Louis, pourquoi tu fais ça, tu ne vois pas qu'ils veulent simplement t'aider". Jamais je n'ai réussi à le haïr. Sauf peut-être au lendemain de sa nuit de noces. Si vous saviez dans quel état la fin de ce tome m'a mise... J'étais effondrée, je ne pensais pas que Louis puisse être capable d'être aussi détestable après une soirée et une nuit où il avait su se montrer si doux.
Quand il a commencé à changer au tome 3, je l'aimais plus encore. Enfin il était digne de recevoir l'amour des autres. Je vais vous avouer sincèrement que ce n'est pas la fin à laquelle je m'attendais... J'aurai aimé que Louis puisse enfin vivre comme il l?espérait depuis peu, tranquille, entouré de ceux qui lui sont cher. J'aurais été à sa place, je n'aurais jamais pu pardonner à Sam. Je ne l'aurai pas laissé mourir non plus mais j'aurai fait autre chose, pour qu'il comprenne une bonne fois pour toute que Jehanne aimait aussi Louis et que tous les deux aspiraient à une retraite paisible. Comme j'ai pu pleurer en lisant ces 50 dernières pages. C'était à la fois beau et tragique. J'avais l'impression de voir mourir des êtres chers que j'avais vu grandir, mûrir et vieillir au cours des pages, comme s'ils m'avaient toujours accompagnés. Quand j'ai fermé le livre, j'ai repensé aux images que je m'étais construit dans la tête : la chambre conjugale, la pièce principale de la maison d'Hiscoutine, la place de Grève, la boulangerie, la tour en ruine, la cave des tortures, le tribunal. Toutes ces images me sont revenus en mémoire et je les voyait défiler comme si c'était la dernière fois que je les voyais, comme si je disais adieu à ces endroits, à ces gens.

Mon message est peut-être un peu confus car ça l'est déjà dans ma tête.
Je ne saurais expliquer l'effet que votre roman a causé en moi, mais c'était fort, puissant et nouveau. Comme si j'avais vécu ma vie avec vos personnages et que tout d'un coup, je me réveillais d'un rêve...
En tout cas, cela témoigne sans conteste de votre incroyable talent d'écriture. J'aime beaucoup votre style narratif et il est parfaitement fertile pour un esprit imaginatif comme le mien. Je tiens à saluer également votre travail de recherche vraiment impressionnant, j'en reste encore sans voix. J'ai beaucoup appris grâce à ces 3 romans.

Alors pour synthétiser en quelques mots ce que mon esprit ne parvient pas à exprimer clairement, Merci du fond c?ur, Bravo et Bonne continuation.


Romane, 19ans, Parisienne, et totalement séduite.
Reply Diane Lachance
5:23 PM on January 15, 2016 
Je viens terminer la trilogie , je dois avouer que j'ai eu de la misère au débuté à embarquer comme ont dit , mais étant une liseuse qui lâche pas j'ai persévéré et après j'ai dévorer les deux derniers volumes .

Je sais pas pourquoi mais je suis boulversée par cette histoire et j'ai pleurée A plûsieurs reprise . Les personnages de Louis et Pere Lionel son vraiment venue me chercher .Il y a une belle leçon de vie dans ce livre 😊.

Il y a des livres que tu n'oublieras jamais et eux font partie de ceux là

J'espère vraiment avoir un jour de chançe devous relire !

Merci pour ses beaux moments 😊
Reply marie-bourassa
9:52 PM on September 20, 2015 
Chère Guylaine-Amaryllis (quel joli prénom!),

Vous me voyez navrée d'apprendre que la littérature d'ici vous a déplu jusqu'à maintenant. Il faut dire que, dans l'ensemble, elle explore des créneaux très différents, allant du terroir à la Chuck lit actuellement en vogue. La plupart de nos fictions historiques récentes se déroule entre l'époque de la Nouvelle-France et les années 50 ou 60. La grande majorité de ce qui touche le Moyen Âge donne plutôt dans la fantasy, elle aussi en vogue. Cela dit, le nom de Sonia Alain me vient à l'esprit: c'est une romancière talentueuse qui a publié une série se déroulant en Écosse, elle aussi au XIVe siècle. Maryse Rouy est un nom incontournable dans le domaine de la fiction médiévale québécoise; autant qu'il est possible de comparer deux auteurs, je vous dirais que leur style à toutes deux se rapproche de celui de Jeanne Bourin. Il est donc, comment dire, moins "dur" que le mien...

C'est une passion pour moi que d'explorer les multiples facettes d'un personnage et de son époque. Je ne saurais me contenter de décrire des aventures pleines de bruit et de fureur, mais linéaires; j'éprouve le besoin d'explorer en profondeur le contexte, la mentalité, la psychologie humaine, en plus de connaître les odeurs et les aliments... Certains mots aussi, qui n'ont plus cours aujourd'hui, mais qui méritent de revivre. Le seul inconvénient, c'est que cela demande beaucoup de temps,chais surtout, de l'inspiration!

Il me tarde de lire votre commentaire lorsque vous aurez refermé le tome 3.

Au plaisir!
Reply marie-bourassa
9:52 PM on September 20, 2015 
Guylaine-Amaryllis says...
Bonjour Madame Bourassa,
Je suis en cours de lecture du Maître des Peines (T2) et je n'attends pas plus avant pour vous dire que me réconciliez avec la littérature québécoise qui m'a malheureusement si souvent déçue.
Française de naissance, vivant au Québec (par amour !), j'aimerais savoir si il existe beaucoup de français de votre génération qui sont capables de décrire avec autant de qualité, de brio et de réalisme une époque telle que cette fin de Moyen-Âge.
Félicitations pour votre style, votre imagination et votre érudition, et un immense merci pour les merveilleuses heures de voyage dans le temps de nos ancêtres.
Cordialement,
Guylaine-Amaryllis F-Lacoste